Économie de l’eau potable

Tant sur le plan environnemental qu’économique et social, les citoyens comme les organisations doivent participer à la préservation de l’eau potable. Bien que cette ressource essentielle à la vie soit facilement accessible aujourd’hui au Québec, il est primordial d’y accorder une attention particulière pour que les générations futures puissent aussi en jouir.

La Ville s’est engagée à poser des gestes concrets par l’adoption d’un plan d’action comprenant des mesures incitatives et de sensibilisation à l’économie d’eau potable.

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Alimentation en eau potable
Règlement municipal sur l’utilisation de l’eau potable à l’extérieur

Pour l’atteinte des objectifs visés à la Stratégie québécoise d’économie d’eau potable ainsi qu’au plan d’action pour l’économie d’eau potable, la Ville participe annuellement, par le biais de la Régie intermunicipale de l’eau de la Vallée du Richelieu, à cette campagne du Réseau Environnement qui rallie les municipalités du Québec dans le but de sensibiliser la population à l’utilisation responsable de l’eau potable.

La collaboration des Grandbasiloises et Grandbasilois est demandée pour réduire la consommation d’eau potable, durant les temps chauds et secs de la période estivale.

De petits gestes pour réduire votre consommation quotidienne au travail comme à la maison sont suggérés sur le site Web du Réseau Environnement.

Les travaux extérieurs et le jardinage représentent 30 % de l’utilisation domestique de l’eau, et ils ne nécessitent pas une eau traitée. Puisque la pluie est abondante et gratuite, pourquoi ne pas en faire la récupération? Afin de réduire la consommation d’eau potable pour les travaux extérieurs, divers systèmes de récupération d’eau de pluie peuvent être installés à même la résidence. Ce geste environnemental et économique présente de nombreux avantages :

  • il limite le volume d’eau à traiter par les stations d’épuration et en réduit donc les couts;
  • il allège les aquifères (nappes phréatiques et autres gisements d’eau) et favorise le renouvèlement de la ressource;
  • en milieu urbain, il permet de diminuer les risques d’inondations et la pression sur les égouts pluviaux.

Barils de récupération

Photo d'un baril de récupration d'eau de pluie et d'un composteur

Bien qu’il existe plusieurs systèmes domestiques de récupération d’eau de pluie, l’un des plus simples à installer et à utiliser est certainement le baril qui recueille l’eau qui s’écoule de la toiture par la gouttière. Vous pouvez le trouver dans la plupart des quincailleries et centres de jardin dans des couleurs et formats variés. Un baril d’une capacité de 200 litres peut vous permettre de récupérer en moyenne 4 800 litres d’eau chaque année.

Pour en savoir plus
Visitez le site d’Écohabitation, un organisme à but non lucratif qui facilite l’émergence d’habitations saines et économes en ressources et en énergie.

Pour un encadrement efficace de la gestion de l’eau, le gouvernement du Québec a pris plusieurs engagements en lien avec sa politique nationale de l’eau, dont celui d’élaborer une Stratégie québécoise d’économie d’eau potable, laquelle a été dévoilée en 2011 et renouvelée en 2019 en collaboration avec des représentants du milieu municipal provenant notamment de la Fédération québécoise des municipalités (FMQ) et de l’Union des municipalité du Québec (UMQ).

Cette nouvelle stratégie vise trois principaux objectifs à atteindre d’ici 2025 :

  • réduire d’au moins 20 % la quantité d’eau moyenne distribuée par personne pour l’ensemble du Québec par rapport à l’année 2015;
  • diminuer le taux de fuite pour atteindre un niveau modéré selon l’indice de l’International Water Association;
  • augmenter progressivement les investissements nécessaires pour réaliser le maintien d’actifs de façon constante tout en éliminant graduellement le déficit d’entretien.

La réussite de cette stratégie requérant la participation active des municipalités, le Ministère propose une approche basée sur la définition d’objectifs adaptés et spécifiques à chacune d’entre elles, sous forme de seuil à atteindre.

Pour y arriver, le MAMH demande donc aux municipalités de se soumettre à ces quelques mesures en considérant les particularités de leur réalité :

  • Produire et transmettre le Bilan annuel de la Stratégie municipale d’économie d’eau potable, avant le 1er septembre de chaque année, détaillant l’utilisation de l’eau potable au sein de la municipalité afin de dresser l’état de la situation et le portrait des actions;
  • Mettre en place des actions progressives pour contrôler les pertes d’eau, pour économiser l’eau chez les consommateurs résidentielle et rendre la gestion de la ressource et des actifs municipaux plus durable;
  • Présenter annuellement le rapport du Bilan au conseil municipal.

(source : Stratégie québécoise d’économie d’eau potable, MAMH)

Le respect des mesures citées précédemment permettra aux différents paliers décisionnels d’obtenir une image claire des usages de l’eau et de mettre en place des outils efficaces à la gestion des problématiques liées à son utilisation, tout en optimisant les investissements gouvernementaux et municipaux en infrastructures d’eau.

Le saviez-vous?

Le Québec dispose de 3 % des eaux douces renouvelables de la planète, lesquelles couvrent 10 % du territoire. Or, le Québec est l’un des plus grands consommateurs d’eau. En 2015, sa production d’eau potable, équivalant à 573 litres d’eau par personne par jour, était 28 % plus élevée que la moyenne canadienne et 55 % plus élevé que celle de l’Ontario.