Photo : Marilène Pilon

Biodiversité

Parce que chacun doit poser des gestes pour la préservation des ressources essentielles à la vie et pour la survie des espèces de la faune et de la flore, la Municipalité propose diverses capsules d’information permettant de mieux comprendre l’impact de l’empreinte humaine dans la nature et de le minimiser.

L’agrile du frêne est un coléoptère qui a été introduit en Amérique du Nord depuis l’est de l’Asie par le biais de matériaux d’emballage en bois au début des années 1990, mais n’a été dépisté que lorsque sa population est devenue suffisamment importante pour causer des dommages. Il ne pose aucun risque pour la santé humaine, mais il s’agit d’un insecte extrêmement destructeur qui a causé la mort de plusieurs frênes et qui représente une grave menace pour l’économie et l’environnement dans les régions urbaines et boisées du Canada et des États-Unis.

En savoir plus

Bien que le printemps soit un bon moment pour planter un arbre, l’automne l’est encore plus. En effet, après la chute des feuilles et jusqu’en décembre, soit le début du repos végétatif des arbres et des arbustes, les précipitations sont abondantes et les premières gelées sont peu sévères, ce qui favorise la prise de racines.

Pour connaitre tous les avantages et les bienfaits des arbres ou pour trouver des conseils quant à leur plantation, visitez le site Web d’Arbres Canada.

Notez que des restrictions s’appliquent à la plantation de certaines essences d’arbres sur le territoire grandbasilois. En savoir plus…

Programme Demain la forêt

Puisque chaque geste compte pour préserver l’environnement, la Municipalité cherche toujours à proposer des solutions afin de réduire son empreinte écologique, en plus d’améliorer la qualité de vie de ses citoyens. C’est dans cette optique que le conseil municipal a accepté, en avril 2019, de dédier des parcelles de terrains municipaux pour la plantation de près de 2 100 arbres dans le cadre du programme Demain la forêt.

La plantation s’est tenue au mois de juin 2019, sur des terrains appartenant à la Ville majoritairement situés en zone agricole (mais non cultivés) ou en bordure de cours d’eau (quartier des oiseaux) où l’enracinement des arbres permettra de solidifier les berges.


Cette initiative municipale a été rendue possible grâce à l’organisme sans but lucratif Tous les jours/Jour de la Terre, en collaboration avec la Fondation Cowboys Fringants, la Fondation David Suzuki, La Tribu et la Compagnie Larrivée Cabot Champagne. Ce programme est entièrement gratuit, financé par plusieurs organismes à vocation écologique à titre de compensation pour l’émission de gaz à effet de serre.

Par souci de l’environnement, la Municipalité préconise l’utilisation d’engrais naturels plutôt que de pesticides pour favoriser la croissance des végétaux, plus particulièrement pour la culture des plantes annuelles, considérant leur besoin en nutriments au cours de la période estivale.

Les engrais naturels, qui contiennent des oligo-éléments absents dans les engrais chimiques, sont facilement assimilables par les végétaux. Les pertes par lessivage sont généralement réduites, ce qui limite les impacts négatifs sur les sols, les nappes phréatiques et les cours d’eau. L’utilisation d’engrais naturels provoque également moins de risques de fertilisation excessive nuisible tant à la flore qu’à la faune.

Quelques engrais naturels et leur rôle

  • Les algues marines favorisent une augmentation de la croissance, de la résistance et de la qualité des végétaux.
  • Le fumier de poule joue un rôle important dans l’équilibre de la vie microbienne du sol et de sa structure.
  • Le fumier de bovin contribue à enrichir la terre en y ajoutant des matières organiques et des nutriments, comme l’azote.
  • La farine de crabe est riche en calcium et magnésium et contient de la chitine; ces éléments permettent aux plantes de se protéger contre les attaques d’insectes et de maladies tout en stimulant leur croissance.

Consultez votre jardinerie pour connaitre les solutions alternatives naturelles aux engrais de synthèse.

Les gaz à effet de serre (GES) sont directement liés à la problématique mondiale du réchauffement climatique.

Action municipale

En 2010, grâce à une subvention du programme Climat municipalités, la Municipalité a mandaté l’équipe d’experts d’Enviro-accès, l’un des trois Centres canadiens pour l’avancement des technologies environnementales (CECATE), afin de réaliser l’inventaire de ses émissions GES et de dresser un plan d’action sur cinq ans, incluant des objectifs précis de réduction. En savoir plus…

Coupez le moteur!

Visuel du programme Coupez le moteur !Au Canada, les transports sont responsables de 25 % des émissions de GES. Les sondages démontrent que beaucoup d’automobilistes canadiens laissent tourner leur moteur au ralenti pour une moyenne de 6 à 8 minutes par jour.

Réduisez les émissions produites par le véhicule en coupant le contact lorsque vous êtes stationné afin de conserver des ressources énergétiques non renouvelables et d’éviter la production inutile de GES.

Calculez l’incidence que vous pourriez avoir en réduisant la marche au ralenti au www.marcheauralenti.rncan.gc.ca.

Programme Roulez électrique

Visuel du programme Roulez électrique

Les véhicules électriques sont des choix écoénergétiques qui permettent de réduire les émissions de GES; ils peuvent être entièrement électriques, à basse vitesse ou hybrides rechargeables. Le programme Roulez électrique offre une aide financière pour un véhicule électrique loué ou acheté au Canada, pourvu qu’il fasse partie de la liste des véhicules admissibles.

La Municipalité vous encourage à recycler votre gazon et vos feuilles déchiquetés en les laissant au sol après la tonte, l’un des principes fondamentaux de la gestion environnementale des pelouses.

En effet, si la coupe est pratiquée de façon régulière, la santé de la pelouse sera naturellement améliorée. Les résidus de tonte de gazon et de feuilles, composés à 80 % d’eau, étancheront une bonne partie de la soif de votre pelouse. En laissant l’herbe coupée et les feuilles déchiquetées se décomposer naturellement sur le sol, jusqu’à 30 % des besoins en engrais de votre pelouse seront comblés, aidant grandement à sa santé. Il est aussi possible d’utiliser les feuilles mortes comme paillis, ce qui retiendra l’humidité et enrichira le sol au pied de vos arbres et arbustes. Cette pratique prévient également l’apparition d’insectes, de mauvaises herbes et de maladies.

De plus, lorsqu’ils se retrouvent dans des décharges, les déchets organiques comme le gazon et les résidus de jardinage se décomposent sans oxygène et produisent alors du méthane, un gaz à effet de serre contribuant au réchauffement de la planète. En adoptant ces pratiques écologiques, il est possible d’éviter cette pollution de l’air.

La tondeuse idéale pour cette façon de faire doit être munie d’une lame déchiqueteuse. Si la vôtre n’en a pas, vous pouvez maintenir la sortie latérale ouverte. La hauteur de tonte recommandée est de 7,5 à 8 cm, sauf pour la première et la dernière tonte de la saison où la hauteur doit être à 5 cm.

Collectes et dépôts offerts par la Municipalité

Si toutefois vous choisissez de ne pas adopter cette pratique, la Ville peut vous aider à vous départir des feuillesherbes et rognures de gazon afin d’en assurer la valorisation.

Tout pesticide destiné à la lutte contre des organismes nuisibles, qu’il soit utilisé à la ferme, dans une forêt ou dans votre cour arrière, est règlementé par l’Agence de règlementation de la lutte antiparasitaire (ARLA). Cet organisme agissant pour Santé Canada effectue une revue scientifique et une évaluation des risques sur la santé et l’environnement avant qu’un produit antiparasitaire ne soit homologué pour vente et utilisation.

Les pesticides urbains se divisent en deux catégories : les pesticides offerts en vente dans les magasins, suffisamment dilués pour être utilisés par des professionnels non formés, et les pesticides de classe commerciale, conçus pour être utilisés par les sociétés d’entretien de pelouse et d’aménagement paysager au sein desquelles les personnes ont été formées en vue d’une utilisation adéquate. Lors de l’évaluation visant à homologuer un produit, les risques potentiels liés à l’exposition des personnes et des animaux de compagnie sont parmi les critères les plus importants.

Au Québec, la vente et l’usage des pesticides sont encadrés par la Loi sur les pesticides et, de façon complémentaire, par la Loi sur la qualité de l’environnement. De plus, le gouvernement a adopté la Stratégie québécoise sur les pesticides 2015-2018 visant à protéger la population, l’environnement et les pollinisateurs.

Pour en savoir plus

Pour faire connaitre les dispositions règlementaires du Code de gestion des pesticides et pour aider à son application, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a réuni tous les renseignements utiles sur son site Web.

Soyez prudents

La Municipalité vous incite à favoriser les engrais naturels et à éviter autant que possible l’utilisation des pesticides. Lorsqu’un pesticide est nécessaire, il est important de lire et de suivre toutes les instructions sur l’étiquette afin de s’assurer qu’il n’y ait pas de risque ou de dommage pour la santé humaine ou l’environnement.

Sans vraiment le savoir, beaucoup de gens ajoutent du phosphore dans l’environnement en utilisant certains engrais, de même que des savons et des détergents contenant des phosphates.

Les phosphates sont des composés qui contiennent du phosphore. Bien que toxique à l’état pur, le phosphore est l’un des éléments indispensables à la vie. Différents phosphates sont nécessaires aux plantes et aux animaux pour leurs cellules et leurs squelettes. On retrouve du phosphore dans plusieurs aliments, notamment dans les viandes, ainsi que dans des boissons, par exemple sous forme d’acide phosphorique.

Pollution de l’eau

Le phosphate relâché dans nos cours d’eau favorise la prolifération des cyanobactéries (algues bleu-vert). En faible concentration, la présence de ces microorganismes ne cause généralement pas de problème, mais les nouvelles conditions (pollution, réchauffement climatique, usage de produits domestiques toxiques) lui permettent de se reproduire rapidement et en abondance. Lorsque ces algues et autres plantes aquatiques meurent, elles se décomposent dans le fond du plan d’eau par l’action des microorganismes qui consomment l’oxygène dissous dans l’eau. Ainsi, plus il y a de phosphore dans l’eau, plus il y a d’algues et de plantes, donc moins d’oxygène, avec pour conséquence la détérioration du milieu de vie aquatique.

À court terme, la meilleure façon de diminuer les risques de prolifération excessive de cyanobactéries, ou d’en réduire la durée et l’étendue dans un plan d’eau, est donc de réduire l’apport de phosphore dans ces plans d’eau; l’utilisation de savons et détergents sans phosphate est un moyen facile de faire sa part en ce sens.

Savons pour la lessive et pour les lave-vaisselle

Les phosphates augmentent l’efficacité du lavage car ils adoucissent l’eau, aident à mettre la saleté en suspension, rendent l’huile et la graisse solubles et contribuent à réduire la présence de germes. Ils ne sont cependant pas entièrement éliminés dans les installations septiques ou les usines d’épuration et se retrouvent éventuellement dans les eaux de ruissellement ou à la sortie des usines d’épuration.

L’une des catégories de produits dans laquelle on retrouve la plus grande proportion de phosphate est le détergent pour lave-vaisselle automatique. Pourquoi ne pas opter pour un détergent sans phosphate? Plusieurs produits plus « verts » sont offerts sur le marché; lisez bien les étiquettes et faites des choix judicieux. À l’échelle de toute une municipalité, cela peut faire une grande différence!

Source : Association des sports nautiques des lacs St-Joseph et Ste-Marie

Un corridor pour la biodiversité en Montérégie

Le ruisseau Massé est le principal tributaire de la rivière L’Acadie qui se déverse dans la rivière Richelieu, lui apportant le quart de la charge en eau. Ses nombreuses branches et ruisseaux sillonnent cinq municipalités : Longueuil, Boucherville, Saint-Bruno-de-Montarville, Saint-Basile-le-Grand et Carignan.

Le ruisseau Massé et ses affluents s’étendent sur 58 kilomètres et traversent plusieurs zones agricoles et urbaines mais également des marais, des tourbières et quelques peuplements forestiers hébergeant des marécages. Il se situe au cœur d’une zone où l’on retrouve des terres agricoles, des développements résidentiels, des industries et quelques milieux naturels.

Le bassin versant

Le bassin versant couvre une superficie d’environ 100 km2 et comprend plusieurs branches et ruisseaux qui parcourent plusieurs municipalités, dont Saint-Basile-le-Grand, en plus du parc national du mont Saint-Bruno. Le ruisseau Massé sillonne ce bassin versant majoritairement de tenure privée, largement agricole et urbain; il prend sa source, entre autres, dans le boisé Du Tremblay à Boucherville, un des derniers grands milieux naturels en Montérégie.

Près de 400 espèces animales et plus de 250 espèces de végétaux se retrouvent dans les cours d’eau, les milieux terrestres avoisinant ou la zone de transition que représente la bande riveraine. Parmi l’ensemble des espèces recensées, environ 11 %, soit 42 espèces, possèdent un statut de conservation au Québec ou au Canada.

  Consultez la carte du bassin versant

Enjeux

La valeur de la biodiversité du ruisseau Massé est immense; les menaces et pressions sont aussi diversifiées que les territoires qu’il traverse : les rejets industriels, les surverses des réseaux d’égout, la détérioration et l’érosion des bandes riveraines en milieu agricole. Le territoire est menacé principalement par l’étalement urbain (qui cause la destruction de milieux naturels et une source directe et indirecte de pollution) et les activités agricoles qui fragmentent les milieux naturels, fragilisant et isolant les populations fauniques et floristiques (Gonzalez et al. 1998).

Il est impératif que les municipalités concernées réussissent à élaborer et à mettre en œuvre une planification d’aménagement du territoire permettant une cohabitation harmonieuse entre cette population grandissante et les milieux naturels restants.

Constats

En 2013, le COVABAR a réalisé un document détaillé sur l’état des bandes riveraines du secteur Massé, le bassin versant de la rivière L’Acadie. Sur le territoire grandbasilois, le ruisseau Massé est le plus encombré de débris et la petite décharge des Trente possède également un nombre élevé d’obstacles. Les ponceaux inadéquats posent un problème non négligeable en ce qui concerne l’écoulement de l’eau et les évènements d’érosion pouvant en découler.

Démarche de concertation

Ce rapport facilite la concertation entre les acteurs du bassin versant dont les municipalités traversées par le ruisseau Massé, à savoir Boucherville, Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville, Carignan et Saint-Basile-le-Grand, ainsi que les divers autres partenaires dont le COVABAR, la Vigile Verte, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs en Montérégie, Nature-Action Québec (NAQ) et le Conseil régional de l’environnement de la Montérégie (CREM). Tous ces acteurs sont impliqués dans la préservation de la faune et de l’eau pour élaborer et mettre en œuvre un plan efficace et réaliste de conservation du ruisseau Massé en fonction de trois secteurs d’intervention ciblés : le secteur urbain, le secteur agricole et le secteur de la communication générale.

Les actions proposées sont détaillées par secteur d’intervention en fonction de quatre objectifs :

  • l’amélioration de la qualité et de l’écoulement de l’eau;
  • la protection des écosystèmes et de la biodiversité;
  • l’amélioration des bandes riveraines;
  • la rétention de l’eau.

Pour en savoir plus, consultez les ressources d’intérêt, les partenaires et les actions envisagées du plan de conservation.

Source : Réalisation de l’organisme Ciel et Terre dans le cadre de son projet sur le ruisseau Massé réalisé avec l’appui financier du ministère de l’Environnement et Changement climatique Canada et de la Fondation de la faune du Québec.