Partage de la route

« La route appartient à tout le monde. À nous de la partager. »

Société de l’assurance automobile du Québec

Cyclistes

Panneau routier invitant les automobilistes à respecter 1,5 mètre de distance avec les cyclistesEn fonction des recommandations du comité de circulation, des panneaux pour le partage de la route, concernent la distance à respecter entre véhicules et cyclistes, ont été installés en six endroits stratégiques sur le territoire.

Garder une distance sécuritaire

Un amendement au Code de la sécurité routière (CSR) précise l’interdiction pour le conducteur d’un véhicule routier de dépasser un cycliste à l’intérieur d’une même voie de circulation, à moins qu’il ne réduise la vitesse de son véhicule et qu’il ne maintienne une distance raisonnable entre son véhicule et la bicyclette lors de la manœuvre.

Cette distance raisonnable est de 1,5 m sur une route où la limite de vitesse est de plus de 50 km/h et de 1 m sur les routes où la limite de vitesse est de 50 km/h ou moins. L’amende prévue pour le non-respect de cette règle est de 200 $ à 300 $ et amène l’inscription de deux points d’inaptitude au dossier du conducteur.

Le CSR permet de franchir une ligne continue pour dépasser un cycliste s’il est possible de le faire sans danger.

Être un bon conducteur, un bon piéton et un bon cycliste, ça s’apprend!

Au Québec, on estime qu’il y a :

  • plus de 8 millions de piétons;
  • plus de 5 millions d’automobilistes (titulaires d’un permis);
  • plus de 4 millions de cyclistes (selon Vélo Québec, L’État du vélo au Québec en 2010).

Consultez les différents comportements à adopter lors d’un dépassement ou en présence d’un autre véhicule, d’un cycliste, d’un piéton, d’un véhicule lourd, d’un autobus scolaire ou d’un véhicule d’urgence, au www.saaq.gouv.qc.ca/partage.

Utilisateurs d’aides à la mobilité motorisées

Le partage de la route, c’est aussi faire place aux utilisateurs d’aides à la mobilité motorisées (AMM).

Image triple : fauteuil roulant motorisé, triporteur et quadriporteur

Photos: Institut de santé publique du Québec (INSPQ)

Comme l’utilisation d’appareils motorisés conçus pour pallier une incapacité à la marche n’est pas règlementée au Code de la sécurité routière, le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports a implanté un projet pilote le 1er juin 2015, proposant de nouvelles règles de circulation pour rendre les déplacements plus sécuritaires. En 2018, ce projet pilote a été prolongé, sans modification, et sera en vigueur jusqu’au 1er juin 2020.


Les utilisateurs d’AMM peuvent :

  • emprunter les trottoirs et les voies cyclables en adaptant leur vitesse et en assurant la sécurité des autres usagers;
  • circuler sur la chaussée dans le sens du trafic, si la limite de vitesse est de 50 km/h ou moins et qu’il n’y ait pas plus d’une voie de circulation par sens tout en cédant le passage aux piétons ou autres utilisateurs d’AMM;
  • faire usage de l’accotement, s’il est suffisamment large (au moins 1 mètre), plane et libre d’obstacles.

Il est interdit aux utilisateurs de circuler sur les autoroutes et leurs voies d’accès, sur la chaussée où la limite de vitesse est supérieure à 50 km/h et où il y a plus d’une voie de circulation par direction. De plus, suivant les modifications apportées au Code de la sécurité routière en vigueur depuis le 30 juin 2018, les restrictions adoptées relatives à l’utilisation au volant de dispositifs électroniques portatifs s’appliquent aux utilisateurs d’aides à la mobilité motorisées; les contrevenants sont passibles d’une amende.

Consultez l’évaluation du projet pilote publiée le 10 juillet 2017 par l’Institut de santé publique du Québec (INSPQ).